14.05.2012
Quand la RSE est mise à mal
La Responsabilité Sociétale des Entreprises ou RSE, est un concept né des réflexions menées autour du développement durable et prend en compte la notion sociale des entreprises. Il s’agit ici pour les entreprises de s’engager dans des politiques de développement qui prennent en compte le bien être des salariés mais aussi des relations et de l’éthique qu’elles souhaitent mettre en place avec leurs fournisseurs clients et partenaires.
La RSE a mis du temps à se mettre en place et apparait pour certaines entreprises encore comme une notion supplémentaire qui contraint les entreprises qui souhaitent avant tout se concentrer sur leur corps de métier.
Ces remarques avaient déjà pu faire surface lors de l’application des règles environnementales dans les entreprises et cela a aussi vu naitre des opérations de marketing greenwashing (opérations qui ont dans le but de donner une image écologique responsable. La plupart du temps, l'argent a davantage été investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l'environnement.).
Depuis les choses ont un peu évolué. Certaines entreprises ont mis en œuvre une vrai politique sociétale. Toujours en gardant son objectif économique, l’entreprise qui applique la RSE mises sur les répercussions positives sur l’organisation de la structure.
Mais il reste beaucoup à faire. Dernièrement dans un article du journal le monde on apprend que « les organisations membres du Forum citoyen pour la RSE ont annoncé, jeudi 26 avril, leur intention d'attaquer le décret d'application de l'article 225 de la loi Grenelle, paru le même jour dans le Journal officiel, sur l'obligation pour les entreprises de publier un rapport annuelsocial et environnemental.(plus d’infos sur le site du monde)
Au-delà du fait que le décret ait été voté en pleine période électorale, il permet à des grandes entreprises telles que celles de la grande distribution (souvent montré du doigt pour leur politique managériale) de se dédouaner d’obligations RSE avant 2014. De plus sous la pression des syndicats de patron, et de la loi Warsmannce les entreprises n’ont pas l’obligation de communiquer en externe sur leur bilan sociétal, appuyant la thèse du MEDEF qui souhaite que la RSE reste avant tout une démarche VOLONTAIRE.
Alors la RSE un énième combats entre les syndicats de salariés et les représentants patronaux, les pour et les contre.
Pas si simple.
En effet un responsable de FO a écrit dernièrement un pamphlet anti-RSE, démontrant la dérive de la RSE comme outil de suppression des syndicats dans leur rôle de dialogue social (plus d'infos sur le site de FO).
Ce texte argumente sur le fait que la RSE est une négociation d’entreprise, se rapprochant de l’idée du président de la république sortant qui souhaitait développer des accords d’entreprises, alors que le futur président mettant en avant le danger que de tels accords aillent à l’encontre du droit du travail qui s’applique partout et à tous.
Alors la RSE est-elle morte avant d’avoir vécue ?
Misons sur la bonne intelligence des chefs d’entreprises, et n’oublions pas que les 1er et meilleurs ambassadeurs des entreprises restent les salariés.
13:03 Publié dans Actualités du réseau DRIAS, Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2012
Quand les repères de la vie économique sont en plein changement
Dernièrement lors des rendez-vous organisés par l'association DRIAS , nous avons beaucoup abordé les notions d’éclatement du temps de travail et notamment la barrière fragile entre le privé et le professionnel. Dernière discussion en date à ce sujet lors de la conférence de Pierre Ammeloot sur "savoir gérer sa présence en ligne".
Lui-même confie qu'il a développé des liens personnels par le biais de contact avant tout professionnel par le biais du net. Auparavant j'avais formulé cette même analyse de manière différente, notamment si on souhaite créer un réseau, puisque dans ce cas il est essentiel de donner de soi.
Ces discussions mettent en évidence une évolution fondamentale du cadre de travail, que l’on soit entrepreneur ou salarié. J’ai d’ailleurs déjà abordé ces aspects lors de mes anciens billets.
Les changements de repères vont au-delà de l’aspect des ressources humaines. Quid des nouvelles modalités d’accompagnement à l’innovation et à la création en passant par le financement ?
Les exemples se multiplient et concernent surtout les PME plus adaptées au changement, plus proche des changements de consommation, et donc plus sensibilisées au développement raisonné et durable. Quelques chiffres pour vous convaincre :
Selon l'enquête Eurobaromètre sur les PME, « l'efficacité des ressources et les marchés verts, 37 % des PME de l'UE ont au moins un salarié vert à temps plein ou partiel. Les PME créent beaucoup plus d'emplois verts que les grandes entreprises: En 2012, un salarié sur huit dans les petites et moyennes entreprises occupe un emploi vert, ce qui représente presque 13 % de la totalité des emplois dans les PME (contre seulement un sur trente-trois dans les grandes entreprises, soit 3 % de la totalité des emplois dans les grandes entreprises). Selon des estimations, la création d'emplois verts dans les PME devrait également s'accélérer pour atteindre un taux de 35 % dans les deux années à venir. »
Selon une étude d’Aastra d’avril 2012, « les solutions - orientées vers la productivité et la réactivité - font partie intégrante (déjà en place ou en test) de la stratégie des entreprises. C'est le cas à 68% pour les communications unifiées (vidéoconférence, convergence fixe-mobile, etc.) et à 74% pour les outils de travail collaboratif (partage de documents, réunions virtuelles, etc.). En revanche, la notion d’e-réputation, pourtant vitale pour les entreprises, ne semble pas être entrée dans les mœurs ni dans les priorités stratégiques des sociétés (près de 60% des répondants estiment être très peu, voire pas du tout, familiers avec l’e-recommandation et 31% pour l’e-réputation) »
Même les structures publiques changent et innovent. Ainsi « l'Association des régions de France (ARF) a présenté mercredi 4 avril 2012 un rapport qui propose de calculer la richesse autrement : en mesurant aussi par exemple le bien-être ou encore le taux de population adhérent à une association. L'objectif : Permettre aux régions de se doter de nouveaux indicateurs, humains et soutenables, pour piloter le développement de leur territoire. »
Alors en pleine crise économique, essayons de voir le verre à moitié plein, et de se dire que les opportunités seront plus fortes que la récession.
09:05 Publié dans Humeur de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2012
Le coworking expliqué aux enfants
Voici un article très sympa sur le coworking expliqué aux enfants...où on peut vite se rendre compte que nos chers têtes blondes ont vite fait de nous cataloguer comme associal tendance club échangiste:
http://www.les-satellites.com/2012/04/le-coworking-expliq...
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


